La Vénus à la fourrure. Electrique !

la vénus 3 - crédit fabienne rappeneau

C’est sûr ! C’est plus fort que de l’électricité statique ! En se frottant et s‘affrontant Thomas (Nicolas Briançon) et Vanda (Marie Gillain) électrisent la scène. Et quand on quitte le théâtre, c’est encore secoué comme après une forte décharge, ressentant toujours la tension de l’air.

piecegalerie2405image710x0La force de Marie Gillain s’impose, son énergie nous traverse (preuve que l’atmosphère du Théâtre Tristan Bernard et le parti pris d’une mise en scène très proche du public fonctionnent comme un bon conducteur). Drôle, irrévérencieuse, gouailleuse, aussi sexy en porte-jarretelles qu’enrubannée dans sa bâche plastique, sa présence est un électro-choc capable de réanimer n’importe quels corps inertes. Difficile d’imaginer plus parfaite Vénus !

Quant à Nicolas Briançon (acteur et metteur en scène de théâtre, qui incarne également le commissaire Herville dans la série Engrenages), il excelle dans l’ambivalence ou l’ambiguïté (on ne sait plus trop) de son personnage. Le metteur en scène directif, sûr de son art, condescendant avec les actrices, va tenter de résister à Vanda qui l’entraîne dans les tréfonds de son texte, de sa pièce, et de ses pulsions jusqu’à révéler « cet homme tabouret vivant sous les pieds de cette femme »

A VOIR

Au théâtre Tristan Bernard jusqu’au 18 avril

Une pièce de David IVES avec Marie GILLAIN et Nicolas BRIANÇON

Mise en scène : Jérémie LIPPMANN assisté de Aurélie BOUIX / Adaptation : Anne-Elisabeth BLATEAU

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